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Le Blog Note d'Eric Bugnon

How to Answer The 64 Toughest Interview Questions

Une bible HR+Interview+Questions[1].doc pour toute personne recherchant un emploi et souhaitant bien se préparer à un entretien d'embauche. Elle rassemble les 64 principales questions des interviewers. En plus elle est en anglais ce qui constitue toujours un bon exercice. Vous y trouverez des questions qui vont des plus classiques:
  • Tell me about something you did or failed to do that you now feel a little ashamed of.
  • Why are you leaving (or did you leave) this position?
  • Why should I hire you?
  • What are your career options right now?
  • et beaucoup d'autres encore

..aux moins fréquentes et plus surprenantes comme:

  • Tell me honestly about the strong points and weak points of your boss (company, management team, etc.)
  • Would you lie for the company?
  • Looking back, what would you do differently in your life?
  • Why aren’t you earning more money at this stage of your career?
  • Sell me this stapler…(this pencil…this clock…or some other object on interviewer’s desk).      
  • If you won $10 million lottery, would you still work?
  • Why should I hire you from the outside when I could promote someone from within?
  • Tell me something negative you’ve heard about our company…
  • On a scale of one to ten, rate me as an interviewer.

La télévision suisse alémanique soutient les startups

La chaîne de télévision suisse alémanique SF 1 va suivre dès aujourd'hui 16.04.2007 à 22h20 dans sa série "Doku-Serie" de jeunes entrepreneurs dans leur recherche de financement. L'émission s'intitule "Start up - Der Weg zur eigenen Firma». Durant 11 émissions ce ne sont pas moins de 100 startups qui vont présenter leurs idées (900 étaient sur la ligne de départ). Un jury constitué de sept personnes (dont notamment le CEO de Dartfish ou encore le directeur de McKinsey) va choisir parmi ces 100 start-ups les 10 meilleures. Celles-ci auront ensuite la possibilité de se présenter à des capitaux risqueurs et à des banques. Le public sera également amené à donner son vote ce qui permettra d'ailleurs à l'un des téléspectateurs d'obtenir un site internet professionnel d'une valeur de CHF 5'000.- (!!).

Chère TSR à quand une émission semblable en Suisse romande pour donner le goût de l'entrepreneuriat ?


Workshop Stratégie & Business Plan

Un ami m'avait demandé il y a quelques temps de préparer un workshop sur trois jours pour des étudiants en commerce et portant sur la réalisation d'un business plan pluriannuel. L'idée était de confronter ces étudiants au processus complet dans le cadre d'un jeu de rôle pour les amener à comprendre les différentes phases d'une telle démarche et à les sensibiliser aux compétences nécessaires mais également et surtout de mettre en pratique les notions apprises durant leur formation.

Le but d'un tel processus au sein d'une entreprise, hormis la détermination de la bonne stratégie, est de garantir que celle-ci soit comprise par chacun et mis en oeuvre de manière conséquente. Il s'agit ainsi d'impliquer le middle management de manière à créer une compréhension commune de la situation et des mesures à prendre mais également d'assurer que ces middle managers soient ensuite des portes paroles convaincus de cette stratégie lorsqu'il s'agira de la communiquer aux collaborateurs pour finalement la mettre en place avec eux. Il n'y a en effet rien de plus pathétique qu'un middle manager qui commente des slides remis quelques jours plus tôt expliquant une stratégie très superficielle. L'effet sur les collaborateurs est alors dévastateur. Désengagement, démotivation, frustration voir même pour les cas extrêmes ce que l'on appelle en allemand la "innere Kündigung", soit un licenciement interne et personnel des collaborateurs, peuvent en être la conséquence ou tout du moins y contribuer.

Présentation sous format PDF: Concept_formation_business_plan.pdf

Malheureusement ce workshop n'a finalement pas du tout eu lieu. Je vous soumets aujourd'hui une partie du concept qui avait été établi. Pour toute personne intéressée, sachez qu'il me plairait de le tester en live. L'animation du workshop lui-même ainsi que la capacité à encadrer les étudiants avec des expériences personnelles demeurant l'élément clé de sa réussite.


Le Management Agile

Je vous propose aujourd'hui une réflexion fruit de la compilation des éléments qui m'ont marqués lors des présentations et des questions posées dans le cadre du First Tuesday de Rezonance du 14.09.2006 et intitulé "Agilité: un nouveau management pour tirer parti des turbulences" (les intervenants étaient Jerôme Barrand, Bruno Savoyat , Raphaël Cohen et Thierry Crouzet)

Fait

Les grandes structures pyramidales et autoritaires sont inadaptées aux bouleversements actuels. Un nouveau management est nécessaire, le management "agile" (voir le livre de Jerôme Barrand pour une définition).

Question clé


Comment ce "management agile" peut-il se répandre dans les grandes structures? Jerôme Barrand a pour l'heure identifié 3 possibilités pouvant amener à l'adoption des principes du management agile, il s'agit de "l'échec", "du middle management" et du "top management".

4 constatations

- Dans les grandes structures on entend souvent le discours suivant: "En cas de problèmes opérationnels on s'entend toujours entre collègues même si on est dans des unités différentes ! On en discute et on s'arrange !"

- Lorsque les grandes structures se réorganisent, elles font très souvent des "block move"; c'est-à-dire qu'elles modifient les organigrammes du niveau 1 aux niveaux 3 ou 4 selon la taille de la société et en dessous elles laissent les unités tel quel (en block) par peur de mettre en danger les activités opérationnelles. Par ce fait elles ne changent jamais leur façon de travailler et se font devancer par de nouveaux business models qu'elles n'auront pas su appréhender.

- Ce brassage d'organigramme occupe à chaque fois le top management pendant de longs mois sans que cela n'apporte la valeur ajoutée attendue pour les activités opérationnelles, les collaborateurs travaillant finalement toujours de la même manière.

- Selon Thierry Crouzet et selon ses connaissances actuelles seules deux structures appliquent des modes de fonctionnement s'inspirant de l'auto-organisation. Il s'agit de Visa et de Goretex. C'est fort peu.

Essai de réponse

Et si l'initiative venait tout simplement de la base. De ces collaborateurs, notamment ceux dont parle Jerôme Barrand, issus de hautes écoles et qui ne veulent plus devenir managers mais qui auront été nourris aux notions du "management agile" et fervents utilisateurs des nouvelles technologies de l'Internet. Ces nouveaux outils vont d'ailleurs petit à petit s'inviter à l'intérieur même des grandes structures. Cette invitation sera certainement forcée car le management les considérera tout d'abord comme un danger pour son pouvoir. Mais lorsque leurs collaborateurs utiliseront les plateformes publiques pour discuter de problèmes internes, le management s'empressera de leur fournir de tels outils qui seront limités aux réseaux d'entreprise (confidentialité oblige). (lire aussi le livre RSS blogs - Un nouvel outil pour le management : La syndication des flux d'informations et des blogs pour l'entreprise)

Quels sont ces outils ? Et bien tout simplement les blogs, les flux rss, les agrégateurs de flux rss (syndication), les chats, les forums, l'IM ou encore les espaces collaboratifs (Groove, Oodrive, Meeting Place, MyQualis,...).

Ainsi une auto-organisation venant de la base (au niveau des teams probablement) va se créer, transformant les top managers en un groupe proche de celui des politiciens qui ne peuvent rien pour nous tellement le monde est devenu complexe, n'osant plus faire de promesses, incapables qu'ils sont de prévoir les conséquences de leurs décisions (comme l'a très bien décris Thierry Crouzet dans son dernier livre et probablement encore mieux dans le prochain (voir son blog sous
http://blog.tcrouzet.com/2006/08/22/le-cinquieme-pouvoir/)). Tout comme se désintéressent petit à petit les citoyens des politiciens, les collaborateurs vont se mettre à s'auto-organiser en de petites cellules de 30 à 60 collaborateurs, taille apparemment idéale pour vivre les principes du "management agile". Les sociétés ne seront ainsi plus que des enveloppent financières, fiscales et marketing. A ma connaissance Google s'apparente à un tel modèle étant en fait une myriade de start-up regroupant nombre de services sous un même venteau.