Le temps passe !
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30 Septembre 2006 à 16:16 dans
- Général
Sur l'Internet et dans la blogosphère en particulier s'est développé une économie du gratuit, du don, du troc. On s'échange des idées, des réflexions, des analyses, des informations et même parfois des services sans qu'un détour par la monnaie n'ait forcément lieu mais aussi sans que l'échange ne se fasse toujours au même moment et avec le même "partenaire". Si nous sommes proches de la notion de "réciprocité générale" qu'ont traitée des auteurs tels que Serge-Christophe Kolm ou encore Laurent Cordonnier, nous sommes cependant encore loin de cette "bonne économie" chère à S.-Ch. Kolm.
Vous trouverez la présentation ci-dessus ainsi que quelques explications supplémentaires sous format PDF ci après: Ecosystème_blogosphère.pdf
Une cohabitation avec l'économie monétaire est donc nécessaire. Chaque membre de la blogosphère ou chaque acteur économique ayant une partie de sa chaîne de valeur sur le net et pour autant qu'elle soit mise à disposition gratuitement doit y trouver une compensation, une valorisation monétaire sous peine de faire "faillite".
Cette compensation peut être tout simplement d'ordre moral ou éthique du genre "Je participe à l'amélioration de notre monde en contribuant à l'encyclopédie en ligne gratuite Wikipedia et ce sentiment me suffit comme rétribution". Pour les autres pour qui un revenu minimum n'est pas assuré d'une autre manière d'autres mécanismes entrent en jeu. Cette manne d'informations gratuites peut ainsi être utilisée comme matière première pour d'autres activités qui trouvent (encore) un marché au sein de l'économie monétaire.
Je dis "encore" car la blogosphère à la fâcheuse tendance à "absorber" de plus en plus d'éléments de l'économie monétaire comme moyen pour une valorisation sur un autre plan (essentiellement la publicité). Or cette manne publicitaire doit se répartir sur plus en plus de supports et elle devrait aussi avoir tendance, à terme, à diminuer. Lisez cet ancien post sur les dangers d'implosion du Web 2.0.
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Par ce geste une association caritative active dans le domaine de l'enfance recevra notre soutien. Plus d'info sur cette démarche ici
Quelle constatation peut-on en tirer ? Tout simplement que partout où nous serons en face d'une application l'offre nous sera faite de manière plus en plus systématique d'établir par un simple clic une liaison téléphonique passant par le protocole IP. Et quand on pense à la place que prennent les espaces sociaux de type MySpace auprès de la jeune génération, celle-ci trouvera bientôt tout à fait incongrue de composer un numéro de téléphone sur un téléphone fixe. L'alternative sera alors pour elle, lorsqu'elle ne sera pas face à un terminal, le mobile. Visitez d'ailleurs cet ancien post traitant de notre arbitrage entre les différents moyens de communication.
Cette possibilité va également se généraliser dans le monde de l'entreprise où l'appel téléphonique par un simple clic sera offert directement par les packages de type MS Office mais également et surtout par les applications business (CRM, SCM,...) ou les systèmes de workflow. Ceci constitue d'ailleurs une opportunité de différenciation pour tous les spécialistes VoIP souhaitant aider leurs clients à intégrer ces fonctionnalités dans leurs applicatifs, moyennant un partenariat avec les éditeurs de ces logiciels bien sûr.
Je vous propose aujourd'hui une réflexion fruit de la compilation des éléments qui m'ont marqués lors des présentations et des questions posées dans le cadre du First Tuesday de Rezonance du 14.09.2006 et intitulé "Agilité: un nouveau management pour tirer parti des turbulences" (les intervenants étaient Jerôme Barrand, Bruno Savoyat , Raphaël Cohen et Thierry Crouzet)
Fait
Les grandes structures pyramidales et autoritaires sont inadaptées aux bouleversements actuels. Un nouveau management est nécessaire, le management "agile" (voir le livre de Jerôme Barrand pour une définition).
Question clé
Comment ce "management agile" peut-il se répandre dans les grandes structures? Jerôme Barrand a pour l'heure identifié 3 possibilités pouvant amener à l'adoption des principes du management agile, il s'agit de "l'échec", "du middle management" et du "top management".
4 constatations
- Dans les grandes structures on entend souvent le discours suivant: "En cas de problèmes opérationnels on s'entend toujours entre collègues même si on est dans des unités différentes ! On en discute et on s'arrange !"
- Lorsque les grandes structures se réorganisent, elles font très souvent des "block move"; c'est-à -dire qu'elles modifient les organigrammes du niveau 1 aux niveaux 3 ou 4 selon la taille de la société et en dessous elles laissent les unités tel quel (en block) par peur de mettre en danger les activités opérationnelles. Par ce fait elles ne changent jamais leur façon de travailler et se font devancer par de nouveaux business models qu'elles n'auront pas su appréhender.
- Ce brassage d'organigramme occupe à chaque fois le top management pendant de longs mois sans que cela n'apporte la valeur ajoutée attendue pour les activités opérationnelles, les collaborateurs travaillant finalement toujours de la même manière.
- Selon Thierry Crouzet et selon ses connaissances actuelles seules deux structures appliquent des modes de fonctionnement s'inspirant de l'auto-organisation. Il s'agit de Visa et de Goretex. C'est fort peu.
Essai de réponse
Et si l'initiative venait tout simplement de la base. De ces collaborateurs, notamment ceux dont parle Jerôme Barrand, issus de hautes écoles et qui ne veulent plus devenir managers mais qui auront été nourris aux notions du "management agile" et fervents utilisateurs des nouvelles technologies de l'Internet. Ces nouveaux outils vont d'ailleurs petit à petit s'inviter à l'intérieur même des grandes structures. Cette invitation sera certainement forcée car le management les considérera tout d'abord comme un danger pour son pouvoir. Mais lorsque leurs collaborateurs utiliseront les plateformes publiques pour discuter de problèmes internes, le management s'empressera de leur fournir de tels outils qui seront limités aux réseaux d'entreprise (confidentialité oblige). (lire aussi le livre RSS blogs - Un nouvel outil pour le management : La syndication des flux d'informations et des blogs pour l'entreprise)
Quels sont ces outils ? Et bien tout simplement les blogs, les flux rss, les agrégateurs de flux rss (syndication), les chats, les forums, l'IM ou encore les espaces collaboratifs (Groove, Oodrive, Meeting Place, MyQualis,...).
Ainsi une auto-organisation venant de la base (au niveau des teams probablement) va se créer, transformant les top managers en un groupe proche de celui des politiciens qui ne peuvent rien pour nous tellement le monde est devenu complexe, n'osant plus faire de promesses, incapables qu'ils sont de prévoir les conséquences de leurs décisions (comme l'a très bien décris Thierry Crouzet dans son dernier livre et probablement encore mieux dans le prochain (voir son blog sous http://blog.tcrouzet.com/2006/08/22/le-cinquieme-pouvoir/)). Tout comme se désintéressent petit à petit les citoyens des politiciens, les collaborateurs vont se mettre à s'auto-organiser en de petites cellules de 30 à 60 collaborateurs, taille apparemment idéale pour vivre les principes du "management agile". Les sociétés ne seront ainsi plus que des enveloppent financières, fiscales et marketing. A ma connaissance Google s'apparente à un tel modèle étant en fait une myriade de start-up regroupant nombre de services sous un même venteau.

Il existe bel et bien d'autres moyens que la publicité pour "monétiser" la blogosphère. En voici un exemple, il s'agit du service "Boosterblog". Boosterblog s'attaque au plus grand défi du blogueur soit le niveau de son audience et lui propose pour l'aider dans cette quête du lecteur plusieurs services. L'audience est très importante pour un blogueur car elle permet parfois d'engranger quelques revenus publicitaires grâce à des services comme Google AdSense ou Yahoo Adverstising mais surtout une plus grande interaction (des commentaires, des trackbacks,...) permettant d'augmenter la qualité du blog et ainsi lui permettre d'entrer dans un cercle vertueux.
La monnaie utilisée sur cette plateforme est le "blogiz" (1 blogiz = CHF 0.007) qui permet l'achat de certains services comme par exemple la mise d'un lien avec un bref message pendant 3 heures de manière statique sur la page principale de Boosterblog (400 blogiz (soit CHF 3.-)) ou alors dans un menu défilant (40 blogiz).
Le service propose également à tout utilisateur des recherches par catégorie ainsi que des classements en fonction du nombre de visites et des notes reçues. Un système de notation se trouve en effet également au centre de la plateforme. Chaque visiteur peut voter pour un blog (-5/+5) et si ce visiteur est lui-même membre il reçoit même 1 blogiz pour sa peine. Un autre moyen d'engranger des blogiz qui peuvent être ensuite investis dans la notoriété de son propre blog est de parrainer des nouveaux membres (100 blogiz par membre gagné
. Chaque fois qu'une personne vote pour un blog, le système lui en propose un autre automatiquement. Mais le nombre de fois où un blog est proposé à la notation se monnaie également sur Boosterblog. Un système d'enchères permet en effet d'influencer ce rythme (le prix allant de 3 à 200 blogiz par vote). Quant à l'achat de blogiz il se fait facilement à l'aide de moyens de paiement tel que SMS et appels téléphoniques majorés ou encore par carte de crédit ou via PayPal...
...Mon avis quant à ce service. Bien qu'ayant mis sur pieds un mécanisme qui semble à première vue assez bien pensé, Boosterblog n'échappe pas à des manoeuvres perverses de ses utilisateurs. Ainsi dans les annonces défilant sur la page d'accueil, on peut lire des propositions du genre "une note +5 à mon blog = +5 chez toi" (car on peut voir apparemment qui vote pour notre blog pour autant que le votant soit lui aussi membre bien sûr !!). Ces notations n'ont ainsi rien à voir avec un jugement réel des blogs qui défilent et n'ont en fait pour seul but d'influencer le classement. Pour conclure donc, beaucoup d'efforts et de frais pour l'utilisateur honnête pour essayer de figurer en bonne position dans un classement qui n'est finalement pas fiable. Dommage.
La prochaine révolution du web, le "Real World Web", ambitionne de s'immiscer dans le monde du concret de manière à s'affranchir de cette virtualité qui en fait un monde à part / une bulle à laquelle on est connectée par de petites portes que constituent les ordinateurs ou les terminaux mobiles. Cette révolution sera rendue possible grâce à la baisse continue du prix des microprocesseurs nous permettant d'en mettre à des endroits aujourd'hui encore insoupçonnés ainsi que grâce à l'évolution des technologies mobiles telles que le RFID, l'Assisted GPS (A-GPS), le Enhanced Observed Time Difference (EOTD) ou encore le Enhanced GPS (E-GPS). Tout comme les pages web sont reliées entre elles par des hyperlinks ou des liens XML, on peut s'imaginer créer de tels liens entre des objets physiques (communication "Machine to Machine" ou encore "M2M" Quel est l'intérêt de tels liens ? Qu'est-ce que ces objets auraient à se dire ? Quels pourraient en être les champs d'application ? Est-ce que ceci répond à un réel besoin ? Telles sont les questions auxquelles il faudra donner une réponse pour déterminer le réel impact de cette révolution annoncée. Parmi les pionniers dans ce domaine on peut d'ores et déjà citer les sociétés Airdesk, Aeris, Wyless, Netsize, Avic, Intellicom ou encore Anyware Technologies qui proposent des solutions dans les domaines suivants:
Si les coûts des communications constituent encore un des freins à ce développement à grande échelle gageons que leur évolution favorable de ces dernières années se poursuivra et qu'ils atteindront des seuils garantissant la rentabilité des solutions proposées. Il va sans dire que la masse des "objets" pouvant être connectés est énorme mais que le réel potentiel de ce "Real World Web" n'est pas encore clairement dessiné. | ||
D'après le Gartner Group le Web 2.0 se trouve au sommet de la courbe des attentes exagérées et va faire face durant ces deux prochaines années aux affres de la désillusion avant d'atteindre enfin le plateau de la productivité. Pour ceux qui y croient il va donc falloir tenir bon durant ces deux années qui viennent pour être présents et pouvoir profiter de son adoption de masse et ceci avec des attentes conformes à ce que le Web 2.0 peut réellement offrir.

Pour ceux qui vivent du buzz fait autour des nouvelles technologies voici celles qui sont en pleine ascension du Hype et dont une adoption de masse est prévue d'ici 5 ans:
Pour ceux qui implémentent des nouvelles technologies voici celles qui sont proches d'une adoption de masse:
Ceci constitue donc des axes de développement pour une allocation optimale des ressources (formation, collaborateurs) que ce soit dans les rédactions pour les premiers ou dans les équipes de vente, de fulfillment et de support pour les deuxièmes.
Il y a quelques temps je vous avais promis sur ce post la mise en ligne de mon prototype devant illustrer mes propositions de développement des plateformes de réseaux sociaux actuelles. Voilà qui est chose faite.
Vous pouvez également télécharger la présentation ci-dessous, démarrez-la et suivez-la, elle avance automatiquement avec en plus des animations qui ne sont malheureusement présentes sous Slideshare. Toutes remarques ou suggestions sont naturellement les bienvenues !
Perspectives_réseaux_sociaux_np.pps
YouTube a introduit un nouveau système de publicité virale; les "participatory video ads" (PVA). Le concept s'articule comme suit:
Les avantages du système:
YouTube évitera ainsi de voir fuir son publique en raison de publicités pouvant être à terme jugées comme trop agressives et peu appréciées.