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Le Blog Note d'Eric Bugnon

Le Web 2.0 va imploser !

Permettez-moi cette petite réflexion dont la conclusion est quelque peu pessimiste mais qui me semble donner matière à réflexion même si elle ne se réalisera probablement pas sous cette forme aussi dramatique. La réflexion s'articule comme suit:

  • Les services Web 1.0 ont bouleversés et mis à mal nombre de secteurs économiques dominés par les entreprises traditionnelles Brick & Mortar (photos, librairie, édition, musique, matériels et services informatiques,...)
  • Les services Web 2.0 bouleversent à leur tour les services Web 1.0 (encyclopédie, TV, sites web personnels, publicité,...) et toujours, par cascade, les économies Brick & Mortar.
  • Ces services Web 2.0 (Flickr, BitTorrent, Nooked, Pandora, Del.icio.us, YouTube,...) qui s'articulent autour de principes nouveaux et faisant grandement appel à la participation active des consommaCteurs se financent quasi exclusivement par la publicité et par l'exploitation du concept de la Long Tail.
  • Or selon cette définition du Web 2.0 et dont je cite ci-après un extrait "You can almost make the case that if a site or product relies on advertising to get the word out, it isn't Web 2.0" une des caractéristiques des services Web 2.0 est de ne pas avoir besoin de publicité pour assurer leur promotion. Celle-ci est intégrée à l'utilisation même de leur plateforme. Plus celles-ci sont utilisées et plus leur promotion s'étend automatique.
  • Les services Web 2.0 s'appuient donc sur l'économie Brick & Mortar et sur les services Web 1.0 qui ont eux besoin de publicité mais qu'ils s'évertuent à mettre à mal. Ils scient ainsi littéralement la branche sur laquelle ils sont assis. Et c'est ainsi que le Web 2.0 va finalement, à terme, imploser, s'écroulant faute d'entreprises pouvant les alimenter en publicité puisque les seules sociétés qui subsisteront n'en auront pas besoin.

Une nouvelle fonction Corporate, le CNO (Chief Networking Officer)

Le Top Management des entreprises va peut-être prochainement s'élargir et accueillir en son sein une nouvelle fonction. Le Chief Networking Officer. Après les CEO, CFO, CIO, CSO et autres COO, la reconnaissance de l'importance du networking passe des individus aux sociétés qui les emploient. En effet les réseaux sociaux sont un capital qu'il convient d'exploiter pour créer de la valeur. Il convient aussi de l'entretenir comme tout autre capital sous peine de le voir se déprécier.

Ce principe vaut aussi pour les entreprises. Leurs employés ne constituent pas uniquement un réservoir de savoirs techniques dans lequel elles peuvent puiser en contre partie d'un salaire payé mais sont aussi de hubs de relations pouvant s'avérer important pour le développement de l'entreprise.

Ainsi quel pourrait être le cahier des charges du CNO ? Voici quelques propositions:

  • Le CNO est responsable du capital social de l'entreprise et ses tâches sont:
  • Sensibilisation et formation des collaborateurs à l'importance du réseautage
  • Mise à disposition de ces collaborateurs d'outils internes de gestion des réseaux connectés aux plateformes internationales existantes de type OpenBC ou LinkedIn,...
  • Intégration de ces outils au sein des processus de l'entreprise (CRM, SCM, Workflow,...) et de leurs systèmes informatiques sous-jacents
  • Représentation de la société auprès de réseaux reconnus
  • Veille des nouvelles technologies et des nouvelles tendances
  • Reporting auprès de la Direction de l'entreprise de l'état d'avancement de la mise en place de ces principes, de leurs résultats et des opportunités en relation avec le networking

Il convient bien sûr de bien différencier le CNO du responsable réseaux faisant partie du département informatique et responsable de l'infrastructure technique à proprement dite (LAN, WAN, PBX,...).


Perspectives pour les réseaux sociaux

Dans cette économie de l'immatériel il est maintenant communément reconnu que les réseaux sociaux dont nous faisons parti et notre aptitude à y évoluer sont des éléments essentiels de notre réussite. Je citerais ainsi ici la devise des réseaux sociaux qui est: "Plus important que ce que je connais est qui je connais. Mais encore plus important demeure qui me connaît !".

De nombreuses plateformes (OpenBC, LinkedIn, 6nergies, Viaduc,...) ont ainsi été développées pour nous aider à gérer nos réseaux et à concrétiser la loi des six degrés de Stanley Milgram selon laquelle pour atteindre toute personne sur le globe seul quatre intermédiaires supplémentaires sont nécessaires.

Pour avoir expérimenté plusieurs de ces plateformes j'ai cependant acquis le sentiment qu'aucune d'entre elles n'avait été au bout de leur raison d'être. Car en effet quel est le but ultime des réseaux sinon de créer de la valeur en commun, à résoudre des problèmes ensembles, de faire avancer des causes communes. Or aucune de ces plateformes ne soutient ce processus de création de valeur. Elles nous aident certes à identifier les personnes qui peuvent nous aider mais nous laissent ensuite "sans soutien" pour la démarche collaborative. Or si elles nous soutenaient dans cette démarche nous les utiliserions de manière plus intensive, ce qui serait dans leur intérêt également.

Voici donc quelques propositions de fonctionnalités supplémentaires qui me sont venues à l'esprit et ayant pour but d'atteindre cet objectif.

  • Soumission rapide à tout ou partie de son réseau présent sur la plateforme "d’impulsions" (idées, demandes concrètes,…)
  • Mise à disposition, pour chaque impulsion, d’espaces collaboratifs (forum, fichiers partagés, moyens de communication (IM, VoIP, Vidéo conférence), etc)
  • Archivage des impulsions formulées et possibilité d'évaluer soi-même les réponses obtenues et leurs auteurs
  • Gestion et regroupement des impulsions par projet
  • Gestion de la fréquence des interactions avec les membres de notre réseau et système d'alerte en cas de déficit vis-à-vis d'une personne
  • Aide à la formulation de sa stratégie personnelle et contrôle de sa mise en Å“uvre
  • Gestion et administration des différents cercles et groupes d’intérêt de son réseau
  • Visualisation sous forme graphique de son réseau
  • Identification des personnes clés de son réseau en fonction de leur participation à mes impulsions

Ayant fait un prototype sous PPS de ce à quoi pourrait ressembler cette plateforme de manière plus concrète, je me propose de le mettre en ligne prochainement. En attendant je vous conseille de lire le livre de Alain Lefebvre "Les réseaux sociaux - Pivot de l'Internet 2.0" fort intéressant et donnant déjà une bonne vision de ce dont ces plateformes sont déjà capables.


Financement de sites

Ce papier porte sur quelques réflexions qui me sont venues en lisant ce blog qui vient d'être lancé et qui m'a interpellé. Je me propose ainsi d'apporter ma contribution à la question soulevée.

  1. Je pense que la publicité seule ne peut que dans des cas exceptionnels permettre à quelqu'un de vivre de son blog. Le coeur de la problématique demeurant le contenu qui doit être de qualité et renouvelé régulièrement.
  2. De plus il convient d'avoir bien à l'esprit que les chances qu'une personne clique sur une publicité seront d'autant plus grandes qu'elle est dans un processus de recherche de quelque chose et qu'elle a rejoint ce site dans le secret espoir d'y trouver une réponse à sa question. Et si elle n'y trouve pas la réponse ou alors que partiellement, il peut y avoir encore les publicités contextuelles qui, peut-être, pourront l'aider dans sa recherche.
  3. Ainsi par exemple le site français bonWeb et ses dérivés (bonKm, bonBudget, bonVote, bonBlog, bonCharme) qui selon les dires de leur créateur Thierry Crouzet sur ce podcast lui permette d'en vivre confortablement. Même si la forte dépendance vis-à-vis de Google n'est pas très agréable.
  4. Je pense de plus que la publicité n'est pas la seule source de revenu possible. Ainsi par exemple le self publishing (lulu.com) ou encore le conseil, l'infobroking peuvent en être également d'autres.
  5. Partant de ces constats, il est très intéressant et passionnant de porter les recherches sur l'analyse de business model existants de l'économie traditionnelle et qui pourraient être révolutionnés à l'aide des nouveaux services émergeant autour du concept de Web 2.0 (cf un essai de définition) et des différents modes de financement cités plus haut.

Ce dernier point constitue la démarche dans laquelle je me trouve actuellement. Je souhaite relater ici l'état de leur avancement.


Nos habitudes en matière communication

Voici un article intéressant de Business Week se basant sur une étude de Swisscom Innovations et qui nous révèle quelques unes de nos habitudes en matière de communication. Certains résultats sont ainsi assez surprenants puisque l'étude nous révèle par exemple que 80% de nos appels avec nos téléphones mobiles se font avec 4 personnes seulement.

Nous apprenons également que nous utilisons...

  • le téléphone fixe comme canal organisationnel collectif
  • le mobile comme canal de micro organisation
  • le sms comme moyen intime, émotionnel et efficace
  • l'email comme canal administratif
  • l'IM /VoIP comme canal continu
  • le blog comme canal de publication broadcast

...et que chaque nouveau moyen de communication provoque une redéfinition de notre mode d'utilisation de nos anciens supports de communication.


Quand Google couche avec Lycos, Hotbot et d'autres encore !!

Je débute ce blog par une petite note pour vous faire part de ce schéma montrant les relations existantes entre les différents outils de recherche. Là aussi un business intéressant dans le B2B et dans lequel les premiers venus ont fait allégeance à Google qui prend ici également la part du lion.